Quel est l’intérêt d’investir en nue-propriété ?

Dans le domaine de la pierre, pour réussir un investissement, on n’est pas toujours obligé de passer par un dispositif de défiscalisation quelconque. En effet, l’investissement en nue-propriété, dans ce domaine, est une nouvelle approche immobilière qui émerge et commence à séduire certains investisseurs français. Cela est compréhensible à cause de sa simplicité et son efficacité. Mais quels sont les intérêts d’investir en nue-propriété ?

La nue-propriété : les fondements

En général, l’acquisition d’un bien immobilier neuf se fait en pleine propriété. Mais en cas de démembrement de propriété, cette propriété peut être divisée en deux parts, à savoir l’usufruit et la nue-propriété. En effet, le droit de propriété est donc divisé en deux : le premier au bénéfice de l’usufruitier, et le deuxième entre les mains du propriétaire, qu’on appelle aussi le nu-propriétaire. Ce dernier exprime le droit de disposer d’un bien, mais sans pouvoir en jouir, en faire usage, ou en percevoir les fruits. Du coup, l’investissement en nue-propriété consiste à acquérir un bien immobilier, mais en confiant le soin d’en jouir, ou d’en retirer des revenus locatifs, à un autre, pendant un temps limité. Concrètement, le nu-propriétaire et l’usufruitier se partagent la propriété selon des critères définis par le code civil. Le premier peut vendre le bien, mais non l’habiter ou le mettre en location. De son côté, l’usufruitier peut vivre dans le bien, le louer, mais non le vendre. Il faut remarquer que dans l’immobilier neuf, l’usufruitier est souvent un bailleur professionnel.

Les intérêts d’investir en nue-propriété

L’investissement dans l’immobilier en nue-propriété présente certains avantages. Le plus visible est l’optimisation, et la rentabilité, de l’investissement, avec une diminution du prix d’achat et de la fiscalité. Ainsi, l’investisseur peut diversifier son patrimoine immobilier, en préparant, le plus sereinement, le monde de sa retraite. L’immobilier en nue-propriété lui permet de disposer plus tard d’un complément de revenu, tout en facilitant une future transmission de son patrimoine. Dans les détails, ce mécanisme permet de :

  • payer moins cher les actifs, avec une décote pouvant atteindre les 40 %, voire les 50 % ;
  • ne pas s’occuper la gestion locative, comme, entre autres la gérance des locataires, des travaux d’entretien et la copropriété ;
  • ne pas payer d’impôts sur les loyers, même de générer du déficit foncier en cas de recours à l’emprunt ;
  • ne pas payer d’ISF ;
  • générer de la création de valeurs de manière automatique.

Il faut noter que pendant toute la durée de l’usufruit, le nu-propriétaire n’a quasiment aucune obligation. Il doit, tout au plus, assurer le financement des travaux les plus lourds, soit essentiellement le gros œuvre. Et aussi, l’investissement en nue-propriété s’adresse à un large investisseur. Il concerne, par exemple, à des personnes déjà propriétaires de leur résidence principale, et qui envisagent de déménager au début de leur retraite.

Conclusion

Dans le cadre d’un investissement en nue-propriété, l’investisseur doit se montrer doublement vigilant. En effet, pour que ces intérêts soient effectifs, il lui faut bien sûr s’assurer, comme n’importe quel autre acquéreur, que la valeur estimée du bien immobilier n’est pas surévaluée, mais aussi vérifier que la décote liée à la durée de l’usufruit est suffisante.

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